La silhouette de James Ensor, peintre culte et pourtant dépourvue de la reconnaissance absolue que son art devrait lui attribuer, hante encore la digue d’Ostende.
Les couleurs outrancières des fantasmes qui le travaillent, les diatribes barbelées de ses dénonciations politiques, les expérimentations avant-gardistes restées à l’atelier, la fascination identificatoire pour la figure du Christ qu’il fait entrer à Bruxelles en 1889 dans son tableau devenu icône de l’histoire de l’art, mais aussi l’assèchement soudain de son inspiration au tournant du siècle, sont autant de mouvements parcourus par le film.
La voix de Jean-Quentin Châtelain portant la colère, la drôlerie et la poésie des textes du peintre, la musique originale de Marie-Jeanne Serero, la présence lumineuse de Pierre Alechinsky, les œuvres filmées au plus près, sont quelques-unes des entrées choisies par les réalisateurs pour invoquer les « ensortilèges ».
Avec une musique originale de Marie-Jeanne Séréro et la voix de Jean-Quentin Châtelain
Une co-production: Abacaris Films, Gemsel Productions, ARTE, RTBF, VRT
Avec le soutien de: CNC, PROCIREP société des producteurs & Angoa, Région Ile-de-France, VRT Canvas, Musée d’Orsay, ING Belgium
Diffusion: ARTE, RTBF, VRT
Edition DVD Abacaris Films, 2010, sous-titres : anglais, néerlandais
Suppléments:
- "Du réel à l'imaginaire, Ensor démasqué" un film de Françoise Wolff, 9 mn, avec la participation du professeur Marcel de Maeyer
- James Ensor, chronologie
Sélection "Situation de la création française", FIPA, biarritz, 2011,
Compétition au Festival International du Film sur l'Art (FIFA), Montréal, mars 2011,
Etoile de la SCAM 2011